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6.3.12

Nouveau départ

Nouveau départ sur skyblog, blogger est vraiment impossible au niveau de l'habillage, je n'arrive pas à faire quelque chose de correct! Je vous propose donc de me retrouver là-dessus http://inthecrazyhead.skyrock.com/. J'y remettrais certains articles déjà publiés ici et des nouveaux par la suite. Je ne vous oublie pas mais merci de changer le liens de vos fav' si vous m'y avez inclue :)

Movie: The Movie

La disparition d'Alice Creed


Dans un quartier huppé, deux hommes enlèvent une jeune femme : Alice Creed. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Pourquoi elle ?
La disparition d'Alice Creed est un huis-clos moyennement efficace. De là où il devait tirer son meilleur, il en tire parfois le plus rocambolesque qui fait plus rire que surprendre. La tension et le suspense sont là ainsi qu'une prestation générale d'un très bon niveau mais le scénario qui enfile des rebondissements à la pelle se perd justement dans des idées parfois incongrues, la plupart efficaces et d'autres qui n'ont pas l'effet escompté. La pulpeuse Gemma Arterton, qu'on ne voit plus trop ces temps-ci, tient le haut de l'affiche de façon honorable même si parfois on a l'impression qu'elle en fait de trop. Son joli minois sert évidement le film mais des fois, on a l'impression de l'avoir choisie pour ça. 

Là où le film tire le meilleur de son parti, c'est dans sa mise en scène, très soignée. Les plans insufflent ce qu'il faut de tension et certaines séquences sont remarquablement soignées pour un film de cet acabit. 
 
En bref, La disparition d'Alice Creed est un bon huis-clos sans toutefois être de ceux qui laissent un souvenir impérissable, mâtiné de frissons et de soubresauts de surprise.

5.3.12

True Blood



Etant un peu nostalgique de la série True Blood, j'ai entamé il y a peu le septième volet des aventures littéraires de Sookie Stackhouse et vais prochainement débuter le volume n°8, Pire que la mort. Au cours des premiers romans, j'étais tombée sous le charme de cette écriture rythmée et de ces histoires mêlant plutôt bien humour, sexe, action et finals digne des films d'actions les plus mouvementés. Bref, je ne m'ennuyais pas à la lecture des histoire de Charlaine Harris. Mais le temps fit que l'espace entre deux romans s'élargissait et qu'alors j'avais un peu du mal à reprendre mes marques à la lecture d'un nouveau volume. Ce fut le cas avec La conspiration. La lecture fut éprouvante, remettre les personnages et situations en place n'était pas chose aisé malgré les quelques petits rappels glissés entre deux conversations. Au final, bien que j'aie lu le roman d'une traite, faut dire que l'auteur ne s'encombre pas de détails inutiles et possède une écriture fluide, c'est vraiment avec peu de plaisir que j'ai lu le septième épisode. D'ailleurs, j'ai un peu l'impression qu'au fil des romans que l'auteur commence à prendre un peu de tout et n'importe quoi pour étoffer son intrigue. Du moins, c'est la sensation que j'ai eue à l'apparition de certains personnages sortis du néants et qui y sont retournés de la même manière qu'ils sont arrivés. J'espère que le 8ème volet remontera la barre parce que La conspiration fut vraiment d'un niveau faible, d'une part à cause d'un laps de temps trop important entre celui-ci et le volume précédent; d'autre part parce que l'intrigue semble tourner en rond, comme si l'auteur ne savait plus trop quoi inventer. 

One day



Petit détour littéraire avec le livre de David Nichols, One Day (Un jour en VF) dont a été tiré un film l'année dernière. One day a permis à l'auteur de se faire enfin reconnaître, faisant de son roman l'un des best-sellers de l'année et par la même occasion l'une des plus belles comédies de l'année selon les cinéphiles. Je n'ai pas encore eu l'occasion de visionner le film mais ça ne saurait tarder vu à quel point j'ai apprécié le roman, lu entre deux train durant mon séjour à Brighton/Londres.

15 Juillet 1988, Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence.

L'histoire est dense, dopée par une écriture légère qui nous transporte dans la vie pas toujours reluisante des deux personnages, Dexter et Emma, sur un long laps de temps. Cette amitié/amour sans autre frontière que la vie est séduisante puisqu'elle aborde la question que l'on se pose depuis toujours : l'amitié entre un garçon et une fille est-elle possible? Certes, la question ici est enrobée d'une histoire d'amour à chaque fois contre-carrée par les actes manqués, la vie, le caractère des personnages, etc. et cela entache un peu la pertinence de l'interrogation mais soit, One day n'est pas un essai sociologique sur le sujet donc ce n'est en rien préjudiciable! Les personnages de Dexter et Emma, quoique redondant, sont diablement attachants. On se prend rapidement d'affection pour ces deux personnes qui mettent plus en avant leurs défauts que leurs qualités et ne cessent de se manquer. Leur histoire ne perd jamais son intérêt grâce à cette affectivité! 

De mon point de vue, c'est un roman que j'ai dévoré durant mes quatre jours sur le sol anglais. J'ai aimé ressentir diverses émotions à la lecture de certains passages, ce qui fait que ce livre est très vivant, dense en émotions. L'écriture est plutôt légère ce qui justifie la rapidité à laquelle je l'ai lu, ce qui d'ailleurs fait un bon point pour l'auteur car l'histoire est déjà bien chargée, une écriture lourde aurait ôté tout charme à cette amitié hors du commun! Un vraiment beau roman que je conseille aussi bien aux garçons qu'aux filles car les deux points de vue peuvent très bien s'y retrouver! 

29.2.12

The Iron Lady


D'après nombre de critiques émises par la presse et sur les blogs, The Iron Lady se présentait plus comme un portrait d'une femme malade qu'un brulôt politique sur l'une fes figures au pouvoir les plus controversées. Effectivement, on se rend compte que The Iron Lady n'est rien de plus qu'une succession de plans sur la vie de Margaret Thatcher  Attention, si le film, apolitique à l'extrême, passe à coté de son sujet princpal, il n'en est pas moins touchant et fort bien réalisé!

Margaret Thatcher, atteinte de la maladie d'Alzheimer, se remémore tous les instants qui ont fait sa vie, de ses parents épiciers à sa première élection à la Chambre des communes, de son mariage avec Denis Thatcher à son élection à la tête du Parti conservateur, de son passage au ministère de l'Éducation à la guerre des Malouines, des grandes grèves aux manifestations contre la fiscalité locale, qui entraînent sa chute en 1990.
Si l'on survole à peine les évènements marquants du mandat de Thatcher, qu'on assiste à très peu de débat politique, on voit par contre énormément de sa vie, que ce soit au "présent" ou au cours de flash-backs dûs à la maladie d'Alzheimer. Du coté de la femme, on en apprend énormément, tout particulièrement sur sa relation avec ses proches, à qui elle tenait énormément ou sur le comment elle gérait émotionnellement certains moments de sa carrière. La fabuleuse actrice Meryl Streep donne corps et âme à cette femme, allant jusqu'à lui ressembler de façon plus que troublante. Ce mimétisme a d'ailleurs été récompensé aux Oscars par le prix - amplement mérité - de la meilleure actrice.

N'ayant pas vu - heureusement ou malheureusement? - Mama Mia, le précédent film de Phyllida Lloyd, j'ai cependant apprécié sa réalisation qui verse dans l'onirisme. Certes, il y avait un peu de maladresses par-ci, par-là mais globalement, sa réalisation donnait vraiment l'impression d'une plongée dans les souvenirs d'une femme et non d'une reconstitution de sa vie. Cela lui a permis d'échapper au classicisme dont souffrent certains biopic pour s'aventurer vers une réalisation plutôt dynamique même si elle donnait parfois le tournis avec cet enchaînement d'évènements.


Au final, ce biopic est à la fois un portrait intéressant d'une femme de poigne mais malheureusement passe à coté de son sujet : sa carrière. Cependant, on peut surtout en retenir une parfaite interprétation de Meryl Streep!

Shame


Après Hunger qui a révélé son réalisateur, Steve McQueen (version noire hein) et par la même occasion ce qui semble être devenu son acteur fétiche, Michael Fassbender, voici Shame.

Le film en soi est une vraie réussite tant sur le plan visuel que sur la performance des acteurs. Plan-séquences, monologues, plans contemplatifs, McQueen ne tarit pas en terme d'idées visuelles et cela donne des moments à l'image de ceux montrés par la bande-annonce absolument magnifiques. Considération qu'on peut arriver à faire si on est de ceux qui sont capable d'admirer un plan séquence de jogging ou une conversation fixe dans un restaurant. Fassbender crève à nouveau littéralement l'écran. Sa distance, sa froideur, son charme, sa tristesse, sa colère, toute cette palette d'émotion si brillamment exprimées nous prennent à la gorge, que ce soit brutalement ou lentement. La jolie Carrey Mullighan tient bon en petite soeur complètement paumée face à cet acteur qui se confond avec son personnage. Elle est comme à son habitude touchante et espiègle, un rôle dans lequel il me semble qu'on l'enferme mais dans un sens, ce n'est pas plus mal puisqu'elle apporte une présence lumineuse par son rire ou son joli minois. 
 
La forme du film est des plus réussie. Ce n'est pas un cinéma que l'on voit habituellement mais quand il est bien mis en scène et rendu vivant par de si bons acteurs, c'est tout gagnant pour la rétine! Par contre, s'il y a bien une chose qui m'a peu emballée dans le film, c'est tout ce mystère autour de son personnage principal, Brandon. Du début à la fin, on en apprend peu sur ce homme qui traîne derrière lui sa honte et ses démons que peu connaissent. Un peu mystère, c'est bon quand on veut s'imaginer par soi-même le parcours du personnage principal mais le rendre si peu consistant par sa vie personnelle, c'est assez déconcertant. Mais malgré tout, on arrive à s'attacher à lui, notamment vers la fin où pour ma part, je me suis vraiment sentie attachée à ce personnage, à vouloir qu'il s'en sorte.

Shame, c'est un film à voir, un cinéma peu conventionnel mais très abouti au niveau de la forme, déroutant par son fond. McQueen fait la part belle à ses acteurs et à son talent de metteur en scène et il est indéniable qu'il a trouvé en Fassbender son acteur fétiche. Le sexe est omniprésent, tant au sens propre que figuré, mais n'est jamais vraiment abordé de façon crue, comme un porno. Certains trouveront peut-être certaines scènes longues ou voire pénible mais dans l'ensemble, cela se regarde sans trop de difficultés vu la durée assez courte. Les plus cinéphiles d'entre nous remarqueront un travail assez important au niveau des décors, de la lumière, de la musique, ... Mieux encore, ils remarqueront tout simplement que ce film est un vrai bijou visuellement parlant.